La vie du site, par Françoise

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Edito de novembre 2011

Philippe de Preissac, clarinettiste de jazz rejoint « Autres Mondes », avec deux CD très différents.

Jazz O’ feeling : Philippe De Preissac (clarinette), Michel Queraud (trompette), Gilbert Leroux (wash board) Jean-claude Naude (chef d'orchestre), Stéphane Nossereau (batterie) et Bruno Rousselet (basse) : 16 morceaux allant de standards comme Sweet Georgia Brown ou Mood Indigo au délire comic’s du Grand Chabada ou du Blues du dentiste revu à la sauce de Preissac. Il y en a pour tous les goûts et tous les âges- les enfants raffolent du « Grand Chabada » -avec pour point commun la virtuosité des musiciens et leur plaisir à jouer ensemble.

Les Chabadas : Philippe de Preissac (clarinette), Pierre Calligaris (piano) et Gilbert Leroux (washboard) forment un trio solide et complice à écouter et réécouter sans modération.

Philippe de Preissac a un immense talent, c’est aussi un chat à moult vies. Nous le connaissons depuis plus de 30 ans et sa musique a accompagné bien des soirées passées avec des amis à imaginer d’Autres Mondes plus riants. D’où notre plaisir à l’accueillir ici pour vous le faire découvrir et vous donner envie d’aller le voir en live. Il se produit régulièrement dans des temples du Jazz comme le petit Journal St Michel ou le petit Journal Montparnasse ou des salles plus intimistes à Paris ou en province.

Nous accueillons aussi un partenaire, Reynald Masini, aujourd'hui spécialiste des questions d'ondes électro-magnétiques et de géobiologie, qui souhaite partager avec vous ses idées pour  recréer des emplois en France sans protectionnisme et stimuler des comportements écologiques et sociaux vertueux de la part des entreprises. Comme il nous l'a précisé, il est ouvert à tout commentaire et suggestions pour peaufiner ce projet.


Depuis octobre, vous pouvez acheter "Autres désirs, autres hommes", recueil érotique à multiples entrées et personnages de tous les milieux et de tous les âges.

Attention : il ne reste que 90 exemplaires neufs de ce livre, que vous ne trouverez nulle part ailleurs à ce prix. Ne tardez pas à commander

C’est la rentrée depuis un mois et comme toute rentrée, elle s’accompagne de nouveautés et de projets.

Nouveauté, ou plutôt livre « Collector ». Nous mettons aussi en boutique un titre quasiment introuvable de 1978 : « Frapper les cieux d’alignement » - hommage à la chanson de Georges Brassens « le grand Pan » dont il ne reste qu’une trentaine d’exemplaires neufs. L’alignement, ce sont les  maisons pavillonnaires et les barres et tours qui ont gâché l’urbanisme des années 60. Oh, certes ! Avec l’intention louable d’offrir le confort moderne aux familles françaises, pour qui, à l’époque, la salle de bains et les WC à l’intérieur étaient loin d’être la norme. Mais cette louable intention nécessitait-elle cette uniformité, cette laideur, cette aberration de cités  situées à deux heures de transport du lieu de travail ?

« Frapper les cieux d’alignement » est rédigé comme  le roman d’un couple passant d’un taudis sympathique à une tour inhumaine, puis à un pavillon de banlieue. Le couple est la synthèse de dizaines d’interviews, et son histoire est ponctuée de chapitres sur d’autres lieux  symboliques de l’urbanisation d’il y a 30/40 ans ainsi que de chapitres sur des innovations- habitat groupé autogéré notamment- qui sont pérennes aujourd’hui.

Pourquoi vous proposer ce titre « collector » pour seulement 10,25 €, port compris?

Parce qu’à quelques mois d’une campagne présidentielle où on va sûrement parler d’insécurité et de chômage, il nous semble indispensable de remonter aux racines du mal. Ces problèmes étaient parfaitement prévisibles il y a 35 ans, la violence alors en germe aurait pu être jugulée si on avait tenu compte des cris d’alarme lancés non seulement par ce livre mais par de multiples urbanistes, médecins, éducateurs et magistrats. En ce domaine, la gauche n’a pas fait mieux ni pire que la droite. Un même aveuglement, une même croyance en la croissance souveraine leur a fait oublier que le bonheur ne se résume pas à un point de PIB en plus. A nous d’éplucher les programmes des candidats et de voir s’ils sont capables de penser avec une autre logique que celle-ci, qui a fait la preuve de son échec.

« Je crois qu’en France on veut trop organiser. Alors notre vie finit par manquer totalement d’imagination, et le seul rêve qui reste aux adolescents est une révolte dont ils savent, en plus, qu’elle ne les mènera à rien. » Cette phrase date de 1977, elle émane d’un médecin de la cité La Grande Borne. On pourrait ne pas y changer un mot aujourd’hui.

Enfin, très prochainement, la boutique accueillera des partenaires tant littéraires que musicaux, pour varier les plaisirs et vous faire connaître des artistes que nous affectionnons. Nous en reparlerons bientôt.

Septembre 2011

C’est la rentrée, et comme toute rentrée elle s’accompagne de nouveautés et de projets.

Nouveautés, ou plutôt livres « Collector ». Nous mettons en boutique un titre quasiment introuvable de 1978: « Frapper les cieux d’alignement »- hommage à la chanson de Georges Brassens « le grand Pan » dont il ne reste qu’une trentaine d’exemplaires neufs. L’alignement, ce sont les  maisons pavillonnaires et les barres et tours qui ont gâché l’urbanisme des années 60. Oh, certes ! Avec l’intention louable d’offrir le confort moderne aux familles françaises, pour qui, à l’époque, la salle de bains et les WC à l’intérieur étaient loin d’être la norme. Mais cette louable intention nécessitait-elle cette uniformité, cette laideur, cette aberration de cités  situées à deux heures de transport du lieu de travail ?

« Frapper les cieux d’alignement » est rédigé comme  le roman d’un couple passant d’un taudis sympathique à une tour inhumaine, puis à un pavillon de banlieue. Le couple est la synthèse de dizaines d’interviews, et son histoire est ponctuée de chapitres sur d’autres lieux  symboliques de l’urbanisation d’il y a 30/40 ans ainsi que de chapitres sur des innovations- habitat groupé autogéré notamment- qui sont pérennes aujourd’hui.

Pourquoi vous proposer ce titre « collector » pour seulement 10,25 €, port compris? Parce qu’à quelques mois d’une campagne présidentielle où on va sûrement parler d’insécurité et de chômage, il nous semble indispensable de remonter aux racines du mal. Ces problèmes étaient parfaitement prévisibles il y a 35 ans, la violence alors en germe aurait pu être jugulée si on avait tenu compte des cris d’alarme lancés non seulement par ce livre mais par de multiples urbanistes, médecins, éducateurs et magistrats. En ce domaine, la gauche n’a pas fait mieux ni pire que la droite. Un même aveuglement, une même croyance en la croissance souveraine leur a fait oublier que le bonheur ne se résume pas à un point de PIB en plus. A nous d’éplucher les programmes des candidats et de voir s’ils sont capables de penser avec une autre logique que celle-ci, qui a fait la preuve de son échec.

« Je crois qu’en France on veut trop organiser. Alors notre vie finit par manquer totalement d’imagination, et le seul rêve qui reste aux adolescents est une révolte dont ils savent, en plus, qu’elle ne les mènera à rien. » Cette phrase date de 1977, elle émane d’un médecin de la cité La Grande Borne. On pourrait ne pas y changer un mot aujourd’hui.

Autre « collector », le recueil de nouvelles « Autres désirs, autres hommes » (Pocket) dont il n’existe plus que 125 exemplaires neufs, rachetés par les éditions « Autres mondes ». Il sera en boutique à partir de fin septembre, mais dépêchez-vous de le commander, car après ces 125 exemplaires, ce sera un livre définitivement épuisé !

Enfin, fin septembre également, la boutique accueillera des partenaires tant littéraires que musicaux, pour varier les plaisirs et vous faire connaître des artistes que nous affectionnons. Nous en reparlerons bientôt.

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Octobre 2010

L’été 2009, je publiai dans mon blog un billet intitulé :

Les bons contes font les bons acquis

Où je racontais combien les contes de Micheline Maurel avaient enchanté mon enfance et sans doute influencé positivement l’adulte que je suis devenue, à tel point que j’avais toujours conservé ce livre, que mes filles ont également adoré.

Un commentateur laissa un message, pour me dire combien ce billet l’avait ému, car Micheline Maurel était sa sœur aînée, et elle venait de mourir à l’âge de 93 ans. Curieuse coïncidence…

J’ai demandé à monsieur Maurel comment me procurer un ou deux exemplaires des contes de sa sœur, car le mien était en piteux état, et je souhaitais offrir ces contes aux jumeaux de mon frère. Il me répondit qu’il n’y en avait plus, car personne n’avait réédité ce livre en France depuis 1958.

Voilà pourquoi, nous rééditons aujourd’hui « Him-li-co et autres contes de Micheline Maurel », enrichi d’un conte supplémentaire,  publié en Suisse mais jamais en France. Et illustré  par une jeune graphiste de talent, Anna Lubinski, enthousiasmée par ce projet.

Anna Lubinski

Sauf imprévu,  le livre sera sur le site début novembre. N’hésitez pas à le commander  rapidement- quel beau cadeau de Noël !- pour être  livrés à temps.

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Été 2010

Ce que j’aime : lire les manuscrits, choisir ceux que nous allons publier, mettre en pages, vérifier la typo, l’orthographe, l’esthétique générale de l’objet, trouver quelqu’un pour faire la couverture, discuter avec l’imprimeur… et par-dessus tout recevoir les cartons de livres, les ouvrir et découvrir le nouveau bébé, le caresser comme un bel objet doux au toucher quand le papier est bien choisi.

Le prochain est prévu pour octobre, si tout va bien.

En revanche, alimenter ce site, demander à mon cher webmaster de corriger ceci ou cela,  chercher avec lui comment simplifier les procédures de paiement qui semblent (pour Paypal,  avec les chèques tout se passe au mieux) en rebuter plus d’un(e), faire les paquets, inscrire les adresses, passer à la Poste, relancer le chaland à intervalles réguliers - sans com’, pas de commandes-  faire la comptabilité …  c’est nettement moins ma tasse de thé, pour ne pas dire plus.

Alors, puisque nous n’avons décidément pas une âme de gestionnaire et que se contenter d’être des vendeurs de livres nous rebute, nous avons décidé de transformer ce site en plate-forme rebelle et culturelle afin d’y accueillir dès la rentrée plein d’amis et partenaires : artistes, musiciens, théâtreux, poètes, éditeurs, activistes, etc… qui partagent les valeurs solidaires, ludiques, culturelles et écologiques d’Autres Mondes. Parallèlement, le visuel du site va être simplifié et aéré pour que vous vous y retrouviez plus facilement.

Cela ne nous enrichira pas financièrement, mais les neurones, si.

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Juin 2010


Woody Allen :

.............On devrait vivre la vie à l'envers ....

Tu commences à mourir, ça élimine ce traumatisme qui nous suit toute la vie.

Après tu te réveilles dans une maison de retraite, en allant mieux de jour en jour.

Alors, on te met dehors sous prétexte de bonne santé et tu commences à toucher ta retraite.

Ensuite pour ton premier jour de travail, on te fait cadeau d'une montre en or et tu as un beau salaire.

Tu travailles quarante ans jusqu'à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.

Tu vas de fête en fête, tu bois, tu vis pleins d'histoires d'amour!

Tu n'as pas de problèmes graves. Tu te prépares à faire des études universitaires.

Puis c'est le collège, tu t'éclates avec tes copains, sans aucune obligation, jusqu'à devenir bébé.

Les neufs derniers mois tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, room service, etc...

Et au final tu quittes ce monde dans un orgasme!!!

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Avril 2010

Après le plaisir d’écrire, qui est le mien depuis toujours, vient celui de lire, comme un espace de liberté, un temps juste à soi pour explorer d’Autres Mondes, celui des auteurs que l’on découvre.

Jean-Louis Bertoni fait partie de ces trouvailles inattendues. Je le connaissais depuis des années comme conteur oral et méditerranéen. Mais entre l’oralité et l’écriture, il y a un gouffre, où nombre d’apprentis auteurs tombent et se fracassent : trop de répétitions, de la lourdeur, manque de liaisons, difficultés à suivre le fil, prétention à vouloir « faire du style »…  Je ne compte plus les manuscrits qui me sont tombés des mains malgré ma curiosité.


La première astuce pour les jauger- sans les juger- est de les ouvrir un soir, au lit. Si on s’endort en cinq minutes, pas bon signe… J’ai donc entamé  « le CDI de Dieu », et ne l’ai plus lâché. Au fur et à mesure de ma lecture, je me répétais : « Mais c’est qu’il écrit rudement bien, ce petit salaud ! » Pour un auteur, en traiter un autre de « petit salaud » est bon signe, signe d’admiration et d’envie. On envie toujours le style, denrée devenue rare… celui-ci m’a donné envie, pour que d’autres connaissent la même jubilation que moi, de passer d’auteur à éditeur. Ou plutôt éditrice.

Certes, il y avait quelques maladresses, un fouillis d’adjectifs à élaguer, un amour immodéré pour les virgules, une ponctuation quelque peu anarchique… rien que de très facile à corriger. Mais à part cela, un récit plein de trouvailles, d’imagination, de gaieté, des personnages truculents, d’autres romanesques à souhait,  et derrière l’aventure mythique des deux héros dans un univers border line entre rêve et réalité, quelques réflexions bien senties sur notre condition humaine. Sans prétention, jamais.

L’air de ne pas y toucher, Jean-Louis Bertoni lance quelques vannes bien plus profondes qu’il n’y paraît. On se vautre dans son roman comme dans du sable chaud : c’est jouissif, ça gratte juste là où il faut et ça fait naître peu à peu une jubilation picaresque. Il y a du Boris Vian dans son imaginaire, et quelque chose d’africain dans son talent de conteur. Pas étonnant, puisqu’il a vécu sur le continent noir pendant plus de dix ans.


Attention : « Le CDI de Dieu » est un pur roman pour titiller l’imaginaire. Pas une histoire d’amour glauque de trentenaires dépressifs, pas une réflexion désabusée de bobos revenus de tout, pas un plaidoyer pour une Terre plus propre…. Et pourtant, amoureux, bobos et écologistes y trouveront leur compte. Plus tous ceux et celles qui aiment tout simplement s’immerger dans un livre comme dans une mer bleu Caraïbes à la bonne température.

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Naissance d’Autres Mondes…(mars 2010)

Parce que d’ordinaire, si on dit « Autres Mondes » on pense science-fiction, utopie,  et qu’on n’y croit pas. Parce que nous sommes persuadés au contraire que c’est avec l’imaginaire qu’on peut changer le monde
Parce que nous aimons l’écriture, la lecture et les rêves…

Nous avons décidé de créer une structure d’édition pour donner vie à des textes qui sans cela seraient sans doute restés dans les cahiers de leurs créateurs, et ça aurait été bien dommage.
Ou pour donner une nouvelle vie à des textes déjà publiés mais épuisés- malgré leur force- afin que d’autres générations de lecteurs puissent les découvrir.
Avec une ligne éditoriale simple et vaste : tout texte- essai, fiction, contes- permettant d’imaginer un monde plus agréable à vivre que celui où nous évoluons.
Les éditions Autres Mondes se veulent artisanales,  pour  faire un circuit très court entre l’auteur, l’éditeur et le lecteur, favorisant ainsi des liens plus étroits entre eux. Comme il est ô combien agréable d’acheter ses pommes ou son vin en direct au producteur en sachant comment il a été fait, nous souhaitons partager avec vous les dessous de la fabrication, voire de la gestation de nos livres.
Et pour ne pas rester centrés sur nous, ce site comprend aussi une page dédié aux livres que nous avons remarqués ailleurs, à des informations variées et à des sites amis.

Les fondateurs,

Françoise et Bernard Simpère