Alternative à l’agriculture « conventionnelle » : le semis direct sous couvert

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Voilà un procédé assez incroyable que j’ai eu l’occasion de découvrir : le semis direct sous couvert. Alors qu’est-ce que c’est, comment ça marche, quels sont les résultats, c’est ici et maintenant !

Comment ça marche ?

 

Le principe du semis direct sous couvert est très simple et pourtant très ingénieux. Cela consiste à inclure une semence intermédiaire entre deux semis. A quoi bon me direz-vous ? Eh bien plus besoin de labourer ! Et c’est là tout l’intérêt.

Prenons un exemple :

Vous plantez du maïs et au moment de ramasser le maïs vous semez en même temps une semence intermédiaire. Cette semence permettra de protéger les sols l’été pour qu’ils ne brûlent pas. Ensuite, on écrase au rouleau cette culture qui finira de mourir avec l’arrivée des premières gelées et on sème directement à l’aide d’une machine adaptée.

Résultats ?

On obtient une terre où règne une symbiose règne entre la microfaune, que sont les cloportes, les collemboles, les acariens (etc.) et les plantes. On obtient une terre fertile car nourrie par cet engrais qu’est la semence intermédiaire, aérée et riche en nutriments.

Le semi-direct permet d’étouffer les mauvaises herbes donc plus besoin de tonnes de pesticides et d’engrais d’où une économie d’intrants, plus besoin de travailler la terre en été d’où une économie sur la main-d’oeuvre.

Comme dirait un agriculteur dans une vidéo (je rechercherai l’extrait) :

Je me sens maintenant coupable quand je vois mes collègues travailler l’été alors que je n’ai rien à faire!

Et pour l’environnement alors ?

 

Cette technique permet de stocker du CO2 en générant de la matière organique. On stocke entre 2 à 4 tonnes de CO2 par hectares avec les semences intermédiaires. Il est même dit que si 80% des agriculteurs utilisaient cette technique sur la planète, le stockage de CO2 serait suffisant pour stopper le réchauffement climatique.

 

Il faut à présent rendre les agriculteurs acteurs de leur agriculture, les remettre au centre du système. Cela nécessite un temps d’adaptation dû au changement de technique, au fait que ça prendra un certain temps pour rendre les terres fertiles à nouveau, d’où un effort financier évident. Et plus les agriculteurs attendront, plus ils seront prisonniers des industriels et plus le changement sera difficile.

 

Je ne peux que vous conseiller de regarder la vidéo intitulée : « les moissons de demain ».

Vous êtes agriculteurs où simple curieux et souhaitez en savoir plus sur l’agro-écologie ? Je ne peux que vous conseillez de contacter les pionniers en la matière, Claude et Lydia Bourguignon qui œuvrent depuis plus de 25 ans avec leur laboratoire d’analyses des sols contre vents et marées, à informer sur les dangers des monocultures et de l’agriculture intensive et à aider les agriculteurs à changer.